Sans même se poser de question.

Le travail, la famille, les amies. Cette charge invisible qui semble ne rien peser, et qui, pourtant, écrase.

Elles gèrent. Elles sourient.
C’est ce que le monde attend d’elles. C’est ce que nous pensons devoir aux autres.

Je dis « nous », parce que j’ai été cette femme.
Pendant longtemps. Sans même le savoir.
Il me suffisait d’un petit geste de reconnaissance pour que je redouble d’effort. Pour que je reparte de plus belle dans l’oubli de moi-même.

Puis, quand le rythme ralentit. Quand le silence s’installe. Le vide devient lourd. Une perte de repères.
Le sentiment d’exister à moitié.

C’est ce que j’accompagne chaque jour.
Cette sensation de vivre, mais en apnée.

Je sais le courage immense qu’il faut pour s’arrêter et dire :
« Je ne sais pas ce qui cloche, mais j’ai besoin que cela cesse ».

Reconnaître ce besoin, c’est déjà commencer à remonter vers la surface.